Suite à la disparition soudaine d'Evelyne Soyez, des dizaines de témoignages ont déja été reçus émanant de parents d'enfants, de confrères, d'amis. Ils seront, petit à petit, mis en ligne ici.
Merci à toutes et tous pour ces chaleureux messages
Évelyne Soyez-Papiernik, spécialiste de la rééducation des enfants présentant des troubles du neurodéveloppement , notamment autistiques, est décédée dans la nuit de mardi à mercredi. Son confrère Michel Gedda, directeur de l'IFMK de Berck-sur-Mer, lui rend hommage.
Évelyne était une grande professionnelle qui a fait progresser la rééducation des enfants présentant des troubles du neurodéveloppement, notamment autistique. Elle a longtemps travaillé avec Catherine Dolto-Toliche, médecin et haptothérapeute, qui a signé de nombreux ouvrages sur la santé des enfants.
Elle s’était investie auprès des enfants roumains, qu’elle suivait et pour lesquels elle a contribué à améliorer la prise en charge médicale en Roumanie, notamment avec la Fondation SERA Romania qui a amélioré la vie de milliers d’enfants roumains abandonnés, négligés et/ou dans le besoin.
En plus de son activité thérapeutique, elle avait formé de nombreux professionnels et continuait sans cesse à parcourir le terrain en France, en Roumanie où elle disposait d’une réelle notoriété, méritée du fait de son engagement et de son investissement, mais aussi en Colombie, etc.
Une vie au service des enfants vulnérables
Formée auprès du DrClaudine Amiel-Tison, professeure émérite de pédiatrie à la Faculté Cochin-Port-Royal et ancienne directrice de recherche Inserm à l'Université Paris V, elle avait fondé "Le Jardin d’Éveil" à Paris et le "Centre Évelyne" à Bucarest, où les familles patientaient pour la consulter.
Qualifiée en neuropédiatrie et praticienne en ostéopathie, elle était titulaire de nombreux diplômes universitaires, notamment en Déficiences Intellectuelles, en Psychiatrie Infantile, en Neurologie Périnatale, et en Santé Publique.
Elle était aussi Consultant-Expert pour le prestigieuxIntegrative Neurosciences & Cognition Center(INCC) et pour l’Autorité nationale de protection de l’enfance du Gouvernement de Roumanie. Elle était membre du conseil scientifique de l’Association pour la recherche sur l’autisme (Arapi) et du conseil d’administration Réseau de suivi des enfants vulnérables Paris-Île de France (RSPP).
Investie dans la recherche avec le Centre néonatal de Robert Debré à Paris, elle avait contribué à organiser le Certificat National d'Intervention en Autisme, et élaborait encore, il y a quelques semaines à peine, une nouvelle formation en neuropédiatrie.
Elle est également l'auteur de nombreuses publications, dont les ouvrages de référence que sont "Comprendre la rééducation des anomalies du développement" (2005) et "Neuropédiatrie et ostéopathie du nouveau-né et du jeune enfant" (2014), parus aux éditions Elsevier Masson.
"Une grande professionnelle"
Outre ses connaissances, elle se faisait remarquer par un réel pragmatisme, concret et ingénieux, toujours individualisé pour aider chaque enfant différent qu’on lui présentait. Sa profonde humanité la rendait accessible et disponible. C’était vers elle que j’orientais les familles désespérées, et toujours elles revenaient rassurées d’être moins seules et accompagnées d’un professionnel expérimenté.
Évelyne n’hésitait jamais à partager ses projets et réussites, à confier ses interrogations relatives à certaines dérives qu’elle observait de son œil compétent et légitime. À proposer, à solliciter, à construire. À rire aussi.
La profession perd une grande professionnelle, qui l’a honorée par son dynamisme et sa générosité.
Je perds une amie authentique. Qui dit quand ça ne va pas, et qui aide quoi qu’il arrive. Une vraie amie.
Merci pour ton exemple, Évelyne.
Michel Gedda, masseur-kinésithérapeute, cadre de santé, directeur général des écoles de kinésithérapie et d'ergothérapie de Breck-sur-Mer, chef de projets à la Haute Autorité de Santé, rédacteur-en-chef adjoint de Kinésithérapie la revue, directeur de publication de la lettre du Cadre de Santé Kinésithérapeute, fondateur et directeur de la collaboration Kinédoc
Je t’ai connue dans les années 90, lors de mes études d’ostéopathie. Tu étais venue avec unpoupon, pour nous expliquer en pratique l’examen neurologique du nouveau-néselon le protocole du Professeur Amiel Tison, avec laquelle tu collaborais enbinôme à la maternité de Port Royal. Grâce à cet examen, tu savais s’il fallaits’occuper « du moteur » ou de « la carrosserie », autrement dit du cerveau oudu crâne de ces bébés…tu étais déjà depuis longtemps la « papesse » del’ostéopathie neuro pédiatrique, comme j’aimais à te présenter depuis.
Tu m’avaisimpressionnée par la simplicité et la grande générosité avec laquelle tupartageais ton énorme compétence, tirée d’une expérience rare, au contact detous les petits patients dont tu t’occupais jusqu’en Roumanie. Ton humourravageur te permettait sans doute de masquer ta colère pour supporterl’insupportable, l’état de ces enfants dont personne encore ne savait s’occuperet qui étaient pour la plupart laissés à l’abandon.
Tu as acceptésur ma sollicitation de venir une fois par mois à Toulouse, pour faire profiterà mes étudiants, mais aussi aux enseignants de mon équipe, de ta granderichesse humaine. Nous avons initié grâce à toi à Toulouse, et malgré lescirconstances difficiles de ces dernières années, une consultationostéopathique spécifique pour les enfants porteurs de troubles dudéveloppement. Ceux qui t’ont connue gardent de ton enseignement, et au-delà,de la rencontre avec toi, un souvenir très fort. Tout spécialement ceux quit’ont accompagnée en Roumanie ; Clément, Jean-Rémi, Julian et Marie, Marie en pleursdans mon bureau quand je lui ai annoncé ce à quoi nous ne voulions pas croire.
Au fil de cesrencontres tu étais devenue une amie. Nous parlions de nos vies, de tes combatsà côté desquels les miens étaient peu, de nos proches, de ta famille, dont tu étaistellement fière.
Et aussi cestous derniers temps, à mots couverts, avec pudeur pour ne pas inquiéter, tuévoquais ta peur. Ton énergie à t’occuper l’esprit intellectuellement jusqu’aubout…je t’ai introduite sur le débat professionnel en cours, futile, bien sûr,mais c’est ce que tu voulais, te raccrocher à l’instant et au futur, ne pasperdre pied, être là…avec courage.
Tu nouslaisses avec cette éternelle question devant la perte d’un être cher à laquelleil nous était impossible de croire, trop vite, trop tôt, impossible àcomprendre. Nos pensées t’accompagnent, tu laisses une empreinte vivante dansle cœur de ceux qui t’ont connue, à Toulouse en particulier.
Clairette Martin
Directrice d’établissement, Ostéopathe D.O.
Master en Sciences de l'Education
Aujourd’hui, il m’est impossible de te parler au passé, je te parle donc au présent car je sais qu’avec toi c’est une histoire sans fin et une histoire encore de joie et d’avenir.
Je ne parlerai pas non plus de notre profonde amitié car soit je risque de pleurer soit je risque de me mettre en pétard que tu nous aies laissés comme cela subitement au bord du chemin
Aujourd’hui je voudrais juste en quelques mot rendre hommage à ton incroyable énergie et ton incessant questionnement pour comprendre le développement de l’enfant sans jamais construire de barrière immuable entre la normalité et le handicap, des mots qui ne faisaient pas partie de ton vocabulaire.
A l’époque où je t’ai rencontrée tu travaillais avec Claudine Amiel-Tison, neuro pédiatre à la Maternité Port Royal à Paris, où toutes les deux vous vous occupiez d’aider ces enfants à risque : quel magnifique couple de travail et d’amitié vous formiez !
Je ne te connaissais pas et notre rencontre est le plus beau cadeau que m’ait fait Claudine Amiel-Tison.
Lors d’une discussion mémorable ou Claudine et moi échangions sur nos idées sur le développement de la motricité chez le tout petit, Claudine m’a dit tout à coup : il faut que vous rencontriez Evelyne, vous allez aimer discuter ensemble.
J’ai dit à Claudine : qui est Evelyne ?
Elle m’a dit : vous verrez …
Je t’ai rencontrée et j’ai compris qu’avec toi cela allait être une histoire sans fin.
Depuis ce jour-là il n’y a pas eu un jour où nos discussions se sont arrêtées : quelle chance nous avons eu de t’avoir auprès de nous, toutes ces années, dans nos projets de recherches lorsque tu as intégré notre équipe de recherche à l’Université de Paris !
Car tout le monde ne le sait pas mais tu es une véritable scientifique, une vraie, qui pose les questions, là où personne n’a de réponse, qui cherche des solutions là où les autres n’en ont pas eu l’idée.
Avec quel enthousiasme tu as participé à nos interrogations pour trouver le meilleur moyen d’entraîner la motricité d’enfants le plus tôt possible. Contrairement à beaucoup d’autres, tu as adhéré tout de suite à notre idée de mettre des nouveaux nés sur de petits skateboard pour stimuler leur motricité.
C’est toi qui nous a donner toutes les idées pour évaluer si cette technique n’entraînait pas de problèmes secondaires.
C’est toi aussi qui nous a permis de comprendre ce nouveau-né et sa posture calquée sur l’empreinte de son passage dans l’utérus.
C’est encore toi qui nous a expliqué à quel point il était crucial de remettre l’enfant dans un contexte maximal pour tester ses compétences.
C’est ainsi tu nous as introduits aux découvertes d’Albert Grenier un autre neuro pédiatre international, découvertes sur la motricité libérée que tu as toi-même améliorée, car tu le martelais : il est indispensable de corriger cette posture si on veut poser de vraies questions à un enfant.
Et puis, tu m’as emmenée à Hendaye rencontrer Albert Grenier : je me souviendrais toujours de ce voyage où nous nous sommes tant régalées de discussions à bâton rompu pendant deux jours sur la motricité libérée
C’est un joli mot libéré : il te va comme un gant
car attention, lorsque tu trouves des réponses, tu n’as pas peur d’aller dans l’arène pour défendre tes idées même si cela ne fait pas plaisir à ceux qui croient détenir la vérité.
Je me souviens de nos fous rires lorsqu’à un congrès, quelqu’un disait une bêtise et qu’on se regardait pour savoir laquelle de nous deux allait contrecarrer ce conférencier idiot
Il y avait aussi parfois des pleurs lorsqu’on essayait de défendre un projet d’intervention devant un comité qui n’y comprenait rien
Heureusement nous allions prendre un verre ensuite au Bullier à côté de la maternité
C’est la rançon d’avoir des idées novatrices et de les défendre : elles ne sont pas toujours comprises tout de suite, il faut parfois du temps, beaucoup de temps, trop de temps
Pourtant, nous savons, Evelyne, qu’avec toi c’est une histoire sans fin et une histoire encore de joie à venir.
Tes idées sont là et nous continuerons de les faire progresser, moi encore un petit bout de temps, mais surtout tous les plus jeunes, médecins, kinésithérapeutes, ostéopathes, associations, décideurs, que tu as passionnés et qui sont prêts à continuer : ils sont nombreux et enthousiastes car tu leur as transmis la flamme.
Rien n’est perdu.
Marianne Barbu-Roth
Chercheuse au Integrative Neuroscience and Cognition Center, Université de Paris, équipe Premalocom
au cours de ma thèse de doctorat et j’ai eu la chance de travailler en étroite collaboration avec elle pendant quelques années. Evelyne m’a partagé avec passion le fruit d’années de réflexion et de recherche en neuropédiatrie comme à ses nombreux étudiants, afin de perdurer l’immense avancée que représente l’examen neuropédiatrique de Claudine Amiel-Tison, examen qu’elle a largement contribué à développer.
C’était une personne avec une force de caractère impressionnante, qui défendait le travail de Madame Amiel avec une grande conviction et beaucoup de respect et qui se battait continuellement pour intégrer la thérapie manuelle au sein des neurosciences pédiatriques. J’ai eu la chance de pratiquer avec elle à la maternité de Port-Royal et d’apprendre à ses côtés dans cet environnement qu’elle aimait tant.
Non seulement Evelyne était un professeur hors pair, mais c’était également une amie, une femme, une maman et une grand-mère regorgeant d’amour et de fierté pour sa famille et ses proches. Nos nombreuses heures à travailler ensemble était toujours ponctuées d’anecdotes sur ses proches que j’avais plaisir à écouter. J’ai été également extrêmement touché par les nombreuses attentions qu’elle a toujours eu à mon égard professionnellement mais aussi personnellement. Mon plus grand regret restera de ne pas avoir eu le temps de lui présenter en personne ma fille. Quoi qu’il en soi, je sais que cette rencontre et son enseignement m’accompagnera le long de ma carrière et de ma vie de famille, tant sa vision du développement était novatrice.
Du fond du cœur Evelyne, merci.
Marie-Victorine Dumuids
Docteur en Neurosciences, Ostéopathe, équipe Premalocom
quand elle m’a fait rencontrer Evelyne et que j’ai pu la côtoyer au fil des années et des recherches auxquelles nous avons participées conjointement. Sa connaissance du très jeune enfant sain ou porteur de handicap m’a toujours inspirée un profond respect. On ne peut se sentir que très humble face à ce puit sans fond de connaissances pratiques et théoriques sur notre passion commune : le très jeune nourrisson et son développement. Mon respect pour Evelyne n’a d’égal que celui qu’elle portait pour Madame Amiel. Je n’ai pas eu la chance de connaître cette personne, mais grâce à Evelyne, je la voyais tripoter ses bagues en signe d’agacement ou confectionner des poupées en chiffon. Je garderai longtemps en mémoire les prodigieux conseils donnés aux parents : l’huile, même d’olive 😉, sur les croûtes de lait, les sacs d’un kilo de riz, peut-importe la marque 😉, pour caler le nourrisson sur le côté et l’écharpe en soie, s’il vous plait 😉, positionnée en dessous des aisselles de l’enfant afin de lui permettre de marcher sans se démettre une épaule. En plus d’être une personne chaleureuse et pleine d’humour, Evelyne ne ménageait pas ses efforts auprès d’enfants qui en avaient vraiment besoin comme dans les orphelinats de Roumanie.
Merci Evelyne pour tout ce que tu m’as apportée : tu resteras toujours présente dans mon coeur.
Joëlle Provasi
Maître de Conférences, Ecole Pratique des Hautes Etudes
je te connaissais à travers tes ouvrages avant de te rencontrer dans le cadre du Babylab. Cette année passée à tes côtés ont été sources d’enrichissements clinique, théorique et humain à tous égards. Un moment, une anecdote à raconter avec toi ? il y en a tellement ...
Tu étais une clinicienne hors pair. Ton expérience clinique et théorique valait tout l’or du monde… Je me souviendrais de nos séances d’ATNA et des heures passées à discuter avec toi de la meilleure manière d’aider nos enfants particuliers/atypiques. Nos séances respectaient rarement le timing mais face à un puit de connaissance comme toi à qui chaque mot ou vidéo faisait écho une situation de ton expérience de clinicienne que faire ? Ecouter, apprécier et relancer le débat pour entendre la prochaine anecdote….
Tu étais simplement passionnée avec la volonté de partager et transmettre tes connaissances que ce soit en France ou aux 4 coins du monde, de la Roumanie à la Colombie, pour que tous les enfants puissent avoir les meilleures conditions de développement. Tu étais sur tous les fronts... Je ne sais pas à quel carburant tu fonctionnais mais c’était le bon….
Tu étais solaire, toujours disponible, toujours souriante avec le petit mot ou l'anecdote pour redonner le sourire !
Je me souviendrais toujours de ton histoire sur qui de la carte étudiante ou de la carte sénior était la plus rentable… et sur ton constat amer que le cumul des deux n’était pas possible. Pour tout ce que tu étais, ma chère Evelyne, merci infiniment ...
Enfin, je me souviens qu’à de nombreuses reprises tu avais exprimé ton mécontentement en parlant de la disparition de Mme AMIEL, sur la précocité de cette dernière et du vide qu’elle avait laissé … Evelyne, que dire de la tienne. J’espère que là où tu es, Mme AMIEL t’accueillera à bras ouverts mais, qu’elle t’exprimera son mécontentement sur le fait que la précocité, ayant bercé toute votre expérience clinique, n’était pas forcément bonne à appliquer dans ton cas.
Léa Guéret
Kinésithérapeute en pédiatrie dans l’équipe Premalocom, élève d’Evelyne
Toujours d'une élégance folle et toujours si avenante.
Plus que tout, c'est sa bienveillance envers moi, toute jeune Ostéopathe en fin de formation et chercheuse en herbe sous l'aile de Marianne BARBU-ROTH.
11 ans se sont écoulés depuis notre rencontre, et déjà 10 ans que je suis rentrée à la maison en Guadeloupe. Malgré toutes ces années passées, je ne compte plus les petits mots envoyés par Évelyne pour prendre des nouvelles, me parler des projets de l'équipe, de ses multiples formations et de son souhait qu'on en anime une ensemble en Colombie.
Moi la jeune femme a qui elle a ouvert les portes de ses consultations ostéopathiques à Port Royal, moi la jeune femme à qui elle a présenté l'éminente docteure AMIEL-TISON.
Le mois dernier encore, elle m'envoyait des notes de ses travaux afin d'étayer mon travail pour une conférence pluridisciplinaire. Qu'est ce que j'ai pensé à toi ce soir là Évelyne. Comme je te l'ai écrit le lendemain, j'espérais avoir porté haut les couleurs de notre métier et avoir fait honneur à ce dévouement que tu as eu tout au long de ta vie pour tous ces enfants.
Je continuerai de te garder précieusement dans mon cœur à chaque nouvelle étape de ma vie.
Merci pour ces beaux moments, merci de m'avoir permis d'évoluer à tes côtés. J'en resterai honorée à jamais.
Toutes mes pensées à Sergio et à tes enfants. J'espère profondément que ces quelques mots et souvenirs émus apaiseront vos cœurs.
Je vous embrasse.
Avec toute ma tendresse.
Mélina Martial
Osthéopathe Guadeloupe, étudiante équipe Premalocom, élève d’Evelyne
Si j'ai connu Evelyne il y a environ 5 ans, j'ai eu la chance de travailler directement avec elle et de la côtoyer régulièrement depuis un an et demi. Sa passion pour la neuro pédiatrie, et son dévouement particulier pour chaque enfant qu'elle examinait sont un exemple pour tous. Outre une clinicienne hors-pair, elle était également enseignante dans l'âme, et se positionnait comme mentor pour chaque jeune qui exprimait l'envie d'apprendre. A travers son dynamisme et son franc-parler, elle nous donnait chaque jour un morceau de son expérience, de ce que lui avait transmis Madame Amiel, ou encore de ses idées. Ce fut un privilège d'être là pour recevoir, petit à petit, un bout de son héritage.
En plus de son amour pour sa profession, elle parlait tant de son Sergio, de ses enfants, de ses petits-enfants, de sa maison et de ses deux petits chats, que j'imagine combien son dévouement existait dans toutes les composantes de sa vie. Cette vie aux multiples passions est pour moi l'exemple parfait du travail d'équilibriste qui caractérise une Grande Dame, et qui fait d'elle un modèle au sens bien plus large que sur l'unique plan professionnel. Sa disparition laisse un grand vide, mais la grande flamme qu'elle tenait continuera à vivre et à se transmettre grâce à l'immense héritage qu'elle a laissé.
Toutes mes pensées vous accompagnent,
Élodie Hinnekens
Docteur en Neurosciences, Kinésithérapeute, équipe Premalocom
je ne serai pas physiquement présent, mais par la pensée et le cœur, en communion avec ses proches et l'assistance.
Evelyne et moi nous nous sommes connus depuis de nombreuses années dans le cadre des journées annuelles de l'APECADE. Nous partagions deux passions communes : la kinésithérapie neuro-motrice et l'ostéopathie pédiatrique. De part ses connaissances et son expérience, ses ouvrages, elle était devenue pour nous une
référence. Elle a animé un cycle de formation sur trois séminaires en
Guadeloupe à l'attention de professionnels de la petite enfance. Elle était la marraine d'une association de kinésithérapeutes pédiatriques de Guadeloupe que nous venons de créer. Evelyne était ouverte au monde par sa dimension humaine, par les enjeux des causes qu'elle défendait. Elle était fidèle dans ses engagements, et recherchait l'excellence.
Sa disparition brutale laissera un grand vide, mais elle vivra dans nos cœurs et à travers l'héritage qu'elle nous a laissé.
J'adresse toute ma compassion et mon amitié à Sergio son mari, à ses enfants et petits-enfants.
Julien Armougon
Kinésithérapeute en pédiatrie, Association des kinésithérapeutes pédiatriques de Guadeloupe
A la famille d’Evelyne,
Il n’y a pas de mots adaptés en ces moments si difficiles mais je tenais à vous présenter mes plus sincères condoléances pour votre perte.
Je suis honorée d'avoir eu l'occasion de rencontrer Evelyne et d'être inspirée par sa passion et implication pour aider tant de petits. Je pense souvent à elle au cours de ma pratique clinique actuelle en accompagnant des enfants avec handicap neurologique.
Elle restera pour moi un exemple, quelqu’un de passionnée et passionnante, d’admirable, et je serai toujours reconnaissante pour le savoir qu’elle a su nous transmettre.
Toutes mes pensées sont avec vous,
Sara Neumane
Neuropédiatre, Hôpital de Garches, collaboratrice équipe Premalocom
lors des formations de Mme Amiel en 1999 à Port Royal. J'ai tellement adoré son côté passionné, son professionnalisme et son humour, nous sommes devenues amies pendant ces années!
Je me souviens encore de la visite avec Evelyne chez Mme Amiel dans le 5eme, un rêvepour moi avec ses deux grandes dames ! Evelyne tenait tellement à fédérer les néonatologues pour aller en Roumanie pour une journée "Amiel-Tison" mais avec la pandémie elle n'a pas pu réaliser ce rassemblement, j'espère que Bogdan pourra organiser cette célébration pour Evelyne.
François se joint à moi, nous gardons de si beaux souvenirs ensemble, notamment notre super voyage avec vous en Roumanie, son dévouement et son énergie pour transformer la prise en charge des enfants dans ces orphelinats
Valérie Biran
(Chef de service de Néonatologie, Hôpital Robert Debré, Paris)
C’est une bien triste nouvelle. Je garde un souvenir de sa passion et de sa détermination sans faille à transmettre son savoir. J’envoie toutes mes pensées à la famille et je me joins à vous par la pensée car elle était un des piliers de notre équipe. Je pense à tous ceux qui partageaient son combat pour le mieux-être des enfants.
Vincent Forma (depuis la Guyane: Docteur en Neurosciences, équipe premalocom)
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Cher Serge, je suis extrêmement peinée de la perte d’Évelyne que Marianne m’a annoncée. C'est si douloureux de perdre quelqu'un comme notre Evelyne.
Évelyne était pour moi une femme merveilleuse, généreuse, engagée, vibrante. Une magnifique rencontre qui prend fin si tôt, tellement trop tôt. Des pensées à toute la famille. Et du courage. Amitiés. Evelyne
Evelyne Bloch-Gallego (Directrice de recherche INSERM, collègue et amie d’Evelyne)
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C’est avec une grande tristesse que je rends hommage à l’une des figures les plus marquantes de l’étude du développement de l’enfant, une grande dame. Madame Soyez nous a appris tant de choses qu’il est impossible de les citer toutes. Heureusement elle nous laisse des écrits dont un livre passionnant qu’il faudrait traduire en anglais. Elle a aussi formé un nombre impressionnant de cliniciens qui, j’en suis certain, sauront transmettre son savoir.
David Anderson (Directeur du Marian Wright Edelman Institute, San Francisco State University, USA)
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C’est une bien triste nouvelle. Je me joins à toute l’équipe pour transmettre mes pensées à toute la famille. J’ai aussi une pensée pour son petit-fils Léo.
C’était une grande personne qui a fait tellement de choses pour les enfants, elle ne sera pas oubliée.
Charlotte Hym (Docteur en Neurosciences, équipe Premalocom, championne de France de skate)
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Evelyne a dédié sa vie aux enfants aux développements et parcours atypiques et à leurs familles, dans l'espoir de les aider et d'améliorer leur qualité de vie. Ayant eu la chance et l'honneur d'interagir avec elle ces dernières années, j'ai été le témoin de son dévouement, de son énergie, de ses convictions, de son souhait continu de transmettre ses connaissances. Son départ prématuré est une grande perte pour nous de la communauté pédiatrique et scientifique, mais elle restera bien présente dans nos mémoires et nos projets à venir.
Jessica Dubois (Directrice de recherche INSERM collaboratrice équipe Premalocom)
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Quelle triste nouvelle, je suis sans voix même si elle m’avait informée de sa maladie. C’est un grand chagrin.
Lucie Calamy (Pédiatre, master dans l’équipe Premalocom)
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C'est une bien triste nouvelle. Evelyne a été ma maitre de stage dans le service du Docteur Amiel-TIson pendant une année et une amitié est née. Elle m'a beaucoup appris avec son observation très fine des bébés. Mon choix de travailler en unité néonatale estlié à cette belle rencontre. J'ai également participé à la création de son jardin d'éveil pour enfants porteurs de handicap. Et elle m'a mis en lien avec l'hôpital Ste-Justine à Montréal où j'ai effectué plusieurs stages. Evelyne n'était pas seulement une kinésithérapeute ... Elle avait cette vision globale du développement de l'enfant et de sa famille.
Je garde de beaux souvenirs avec Evelyne.
Amicalement,
Nelly THOMAS, (Psychomotricienne en néonatologie à l’Hôpital Intercommunal de Créteil)
Vous avez connu Evelyne et souhaitez témoigner ?